La Banque nationale suisse (BNS) est la banque centrale de la Suisse. Elle a pour responsabilité de définir la politique monétaire du pays ainsi que d’émettre les billets de banque en francs suisses. Le statut prestigieux de la Suisse en tant que place refuge financière mondiale fait de la BNS l’une des banques centrales plus importantes au monde. La BNS a un mandat constitutionnel consistant à agir dans le meilleur intérêt du pays.
Elle s’en acquitte en assurant la stabilité des prix, tout en créant un environnement monétaire approprié pour soutenir et pérenniser la croissance économique. La BNS est également la banque officielle de la Confédération suisse et gère aussi les réserves de forex et d’or du pays. Contrairement à de nombreuses autres banques centrales, la BNS a émis des actions au public, et l’on estime que les investisseurs privés détiennent collectivement environ 18 % de la banque.
Aperçu de la politique
Au T4 2025 : le taux directeur de la Banque nationale suisse est de 0,00 % (maintenu). La prochaine appréciation de politique monétaire est prévue à 09 h 30 CET en décembre, suivie d’un communiqué et d’une conférence de presse.
Pourquoi c’est important : les taux CHF de court terme (SARON/OIS) et les rendements à courte échéance s’ancrent à proximité du taux directeur ; ainsi, même de petites surprises peuvent provoquer des mouvements sur l’USD/CHF, l’EUR/CHF et les croisements en CHF via une revalorisation du scénario anticipé.
À retenir pour les traders : si les indications prospectives de la BNS modifient les prévisions conditionnelles d’inflation ou sa position sur le FX, attendez-vous à des mouvements immédiats sur les contrats à terme SARON et les paires en CHF, à mesure que les marchés revalorisent la trajectoire des taux et le risque d’intervention.
Cartographie intrajournalière du marché
- USD/CHF et EUR/CHF : réagissent à la surprise sur la trajectoire, et pas seulement à la décision elle-même. Une revalorisation hawkish soutient généralement le CHF (USD/CHF en baisse, EUR/CHF en baisse) ; un ton dovish produit l’effet inverse.
- Croisements en CHF : AUD/CHF, CAD/CHF, GBP/CHF réagissent en fonction du carry et du sentiment de risque (les croisements pro-risque sont plus fortement pénalisés en cas de surprise hawkish).
- Contrats à terme SARON / OIS : les deux premiers contrats se revalorisent le plus ; un déplacement parallèle sur l’ensemble du court terme signale un changement de posture durable.
- Rendements suisses à courte échéance : suivent l’évolution de la trajectoire de politique monétaire ; surveillez le ventre de la courbe pour évaluer la persistance.
- Actions suisses : les banques et les valeurs défensives peuvent diverger ; la vigueur du CHF constitue un facteur défavorable pour les exportateurs.
Ce qu’il faut surveiller ensuite
Prochaine appréciation de la BNS : 09 h 30 CET (cadence trimestrielle).
Principales publications : IPC suisse ; KOF/PMI pour évaluer la dynamique de croissance.
Indice implicite de marché : valorisation du prochain meeting sur le SARON/OIS de premier rang (combien de pb sont intégrés).
Définissez des alertes de prix dans l’application AvaTrade pour l’USD/CHF et l’EUR/CHF avant la décision, et ajoutez des rappels d’événements via notre calendrier économique.
Glossaire du débutant
SARON / OIS : taux overnight utilisés pour déduire la trajectoire de la politique monétaire.
Prévisions conditionnelles d’inflation : projection de la BNS fondée sur sa trajectoire de politique monétaire et ses hypothèses.
Intervention sur le marché des changes : opérations pouvant atténuer des mouvements excessifs du CHF.
Système de paliers / dépôts à vue : cadre qui influe sur la rémunération des réserves des banques.
Gouvernance de la BNS
La BNS dispose de 2 sièges à Berne et à Zurich. Elle possède également 6 représentations dans certaines villes ainsi que 14 agences exploitées par des banques cantonales dans tout le pays. Les activités de la BNS sont supervisées par un Conseil de banque composé de 11 membres ; 6 sont nommés par le Conseil fédéral (y compris le président et le vice-président) et 5 par les actionnaires. La banque est organisée en 3 départements aux responsabilités distinctes qui l’aident à accomplir son mandat :
- Le département I couvre les affaires économiques, les affaires internationales, les services juridiques, la communication et la statistique.
- Le département II couvre les finances, la gestion des risques, la stabilité financière, la monnaie fiduciaire et la sécurité.
- Le département III couvre le marché monétaire et le marché des changes, la gestion des actifs, les opérations bancaires et les technologies de l’information.
Rôles et fonctions de la BNS
- Stabilité des prix. La BNS s’est efforcée de maintenir l’inflation en dessous de 2 % et utilise des prévisions d’inflation à moyen terme pour orienter ses décisions de politique monétaire.
- Émission de billets. La BNS produit et distribue des billets de banque suisses ayant cours légal tant au niveau national qu’international. La BNS est également chargée de la distribution des pièces.
- Mise en œuvre de la politique monétaire. La Banque nationale suisse met en œuvre sa politique monétaire en fixant des taux d’intérêt ainsi qu’en participant activement au marché des changes afin de maintenir le taux du franc suisse plus proche de ses objectifs d’environnement monétaire.
- Gestion d’actifs. La BNS gère les réserves d’or et de devises de la Suisse.
- Paiements sans numéraire. La BNS facilite le règlement des transactions sans numéraire via le Swiss Interbank Clearing (SIC).
- Stabilité du système financier. La Banque nationale suisse a pour mandat d’assurer la stabilité du système financier en créant un cadre réglementaire, ainsi que des infrastructures financières pertinentes, qui permettront d’identifier et de corriger les risques au sein du système.
- Opérations sur les marchés internationaux. La BNS représente la Suisse au sein d’institutions mondiales telles que le FMI et le G20.
- Banque de la Confédération. La BNS est la banque de la Confédération suisse, et elle prend en charge l’émission et la conservation des titres ainsi que les opérations de change.[2.1]
Comment la politique de la BNS se transmet aux marchés (la cartographie du trader)
L’idée centrale : le CHF ne réagit pas seulement à la décision ; il réagit à la trajectoire et au degré de conviction implicites dans le communiqué, les prévisions et la séance de questions-réponses. Le marché traduit cela d’abord par une revalorisation du SARON/OIS, puis du FX et des actifs locaux.
Canaux de transmission
- Canal des taux (court terme → courbe) :
- Le taux directeur et les indications prospectives modifient le SARON/OIS sur l’extrême court terme (prochain meeting, 3 à 12 mois).
- Si les indications prospectives impliquent une série de mouvements (ou un maintien plus long), le segment 2 à 3 ans s’ajuste, ce qui vous indique à quel point la posture peut être durable.
- Canal du FX (taux relatifs + risque d’intervention) :
- Le CHF évolue avec les différentiels de taux par rapport à l’EUR et à l’USD (par ex. BNS hawkish alors que la BCE/Fed restent stables → CHF plus ferme).
- Le libellé relatif aux « conditions monétaires » et au FX peut ajouter ou retrancher une prime de risque d’intervention, accélérant les mouvements du CHF.
- Canal inflation et croissance (taux réels) :
- Un taux directeur réel plus élevé (taux directeur moins tendance d’inflation) soutient le CHF et resserre les conditions pour les actions.
- Une trajectoire d’inflation plus modérée, associée à des indications prospectives dovish, peut peser sur le CHF et soutenir les actifs risqués.
- Canal portefeuille et valeur refuge :
- En période de tensions mondiales, le CHF progresse même sans changement de politique monétaire, lorsque les capitaux recherchent la sécurité.
- Le ton adopté par la BNS à l’égard des risques externes peut amplifier ou atténuer ce comportement.
Que lire, et dans quel ordre
- Décision principale : modification/maintien et posture résumée en une ligne.
- Prévisions conditionnelles d’inflation : trajectoire à court terme vs moyen terme (le scénario est-il cohérent avec de futures hausses/baisses ou avec un maintien plus long ?).
- Langage sur le FX : toute référence à la « force du franc » ou aux « conditions monétaires » ; la mention explicite d’opérations est importante.
- Questions-réponses de la conférence de presse : clarifications sur l’inflation importée, la dynamique salariale, et l’immobilier/le crédit — autant d’éléments qui alimentent la trajectoire.
Raccourci pour les traders : si les contrats SARON de premier rang se revalorisent d’environ 5 à 10 pb dès la première minute et que l’OIS 2 à 3 ans suit dans la même direction, considérez le mouvement comme « durable » plutôt que comme une simple réaction réflexe.
Diagnostiquer le mouvement (arbre de décision)
- Le court terme bondit, le ventre suit, le FX se renforce : revalorisation de la trajectoire → demande sur le CHF (USD/CHF ↓, EUR/CHF ↓).
- Le court terme s’essouffle, le ventre reste inchangé, le FX repart en sens inverse : surprise ponctuelle sans indications prospectives → privilégier un fade du spike initial.
- Indications prospectives dovish, baisse du risque d’IPC mise en avant, rebond des actions : révision baissière de la trajectoire → offre sur le CHF (USD/CHF ↑, EUR/CHF ↑).
- Aucun changement de taux mais un langage plus ferme sur le FX (indice d’intervention) : les marchés anticipent une appréciation du CHF même en cas de statu quo.
Comment cela se manifeste selon les instruments
USD/CHF et EUR/CHF : expression la plus pure de la politique monétaire relative et du risque d’intervention.
- Croisements en CHF (AUD/CHF, CAD/CHF, GBP/CHF) : ajoutent une composante de sentiment de risque ; les croisements à bêta élevé amplifient les chocs hawkish.
- Contrats à terme SARON / OIS : ce sont les premiers à bouger ; surveillez la forme du mouvement (parallèle vs twist) pour juger de sa persistance.
- Actions suisses : les exportateurs n’apprécient pas un CHF plus fort ; les financières peuvent bénéficier d’une courbe plus pentue, mais souffrir si la croissance est révisée à la baisse.
- Obligations d’État suisses (court terme vs ventre) : une revalorisation hawkish accentue la pente à l’extrême court terme ; un changement de régime soulève le ventre de courbe.
Heuristiques pratiques
- « Path > Print » : un taux inchangé avec une trajectoire hawkish peut faire bouger le CHF davantage qu’une petite hausse accompagnée d’indices dovish.
- « Les mots comptent » : une seule phrase sur le franc peut valoir 25 à 50 pb d’OIS en quelques minutes ; considérez le langage sur le FX comme une variable, et non comme du bruit.
- « Vérifications croisées » : ne vous fiez pas uniquement au FX — confirmez avec le SARON de premier rang et la direction de l’OIS 2 à 3 ans.
- « Garder à l’esprit la BCE/Fed » : si la BNS est hawkish alors que la BCE/Fed restent stables, l’EUR/CHF peut bouger plus vite que l’USD/CHF.
Pièges fréquents (et comment les éviter)
- Poursuivre le premier tick : la liquidité est faible durant les 30 à 90 premières secondes. Utilisez un OCO avec une taille plus réduite et laissez le prix venir à vous.
- Ignorer la séance de questions-réponses : un communiqué neutre peut devenir hawkish (ou inversement) en quelques minutes ; conservez un budget de risque pour la conférence de presse.
- Trop se concentrer sur une seule paire : répartissez l’exposition entre l’USD/CHF et l’EUR/CHF pour réduire le risque lié à un seul moteur (jambe USD vs jambe EUR).
- Oublier le risque global : lors d’un risk-off généralisé, le CHF peut s’apprécier malgré une BNS dovish — couvrez-vous par la taille de position, pas par votre conviction.
Études de cas
Tracer la ligne : introduction du plancher EUR/CHF à 1,20 (septembre 2011)
Ce qui s’est passé :
Au plus fort des tensions dans la zone euro et des flux vers le CHF en tant que valeur refuge, la BNS a imposé un taux de change minimum de 1,20 sur l’EUR/CHF, s’engageant à le défendre « avec la plus grande détermination ».
L’EUR/CHF a bondi brutalement lors de l’annonce (mouvement approximatif de plusieurs points de pourcentage à un chiffre élevé), et la volatilité est restée élevée pendant que les marchés mettaient la détermination de la banque à l’épreuve.
Pourquoi le marché a bougé
- Un engagement crédible a modifié les anticipations futures.
- Revalorisation de la trajectoire : l’OIS de court terme et la prime de risque d’intervention FX se sont tous deux réinitialisés.
- Rachat forcé de positions : les positions longues sur le CHF ont dû être débouclées rapidement.
Leçons pour les traders
- Lorsque la BNS fixe une ligne, le premier test est souvent violent ; planifiez vos entrées sur repli plutôt qu’en poursuivant le spike initial.
- Répartissez l’exposition entre l’USD/CHF et l’EUR/CHF pour couvrir les spécificités de la jambe USD ou EUR.
- Si vous tradez contre la ligne explicitement définie par la BNS, gardez un risque minime et strictement limité dans le temps.
Le plancher disparaît : suppression du plafond EUR/CHF à 1,20 (janvier 2015)
Ce qui s’est passé :
Après plusieurs années de défense du plancher 1,20 sur l’EUR/CHF, la BNS a brusquement abandonné ce plafond.
La liquidité s’est instantanément asséchée ; l’EUR/CHF a chuté de bien plus de 20 % en quelques minutes, avec des cotations signalées sous 0,90 sur certaines plateformes avant une stabilisation plus proche de la parité en intraday.
L’USD/CHF a lui aussi subi de violents à-coups, alors que la force du CHF explosait sur l’ensemble du marché.
Pourquoi le mouvement a été si violent
- Changement de régime : la fonction de réaction de la politique monétaire a changé en une seule ligne.
- Vide de positionnement : les positions longues surpeuplées au-dessus du plafond ont dû sortir par un goulot d’étranglement.
- Choc de liquidité : les spreads se sont fortement élargis ; de nombreux ordres ont subi du slippage ou n’ont pas été exécutés.
Leçons pour les traders
- Dimensionnez vos positions en tenant compte du risque de changement de régime autour du langage sensible au FX ; ce qui semble « arrimé » peut cesser de l’être.
- Utilisez des OCO et prévoyez des marges plus larges ; n’empilez pas plusieurs paires corrélées en CHF en taille pleine.
- Envisagez AvaProtect uniquement sur la première tentative, lorsque l’incertitude de régime est élevée.
Normalisation surprise : première hausse après l’ère des taux négatifs (juin 2022)
Ce qui s’est passé :
Les marchés s’attendaient à un maintien prolongé ; la BNS a surpris avec une hausse de 50 pb, lançant un cycle de normalisation.
Le CHF s’est rapidement apprécié face à l’USD et à l’EUR dans les heures qui ont suivi ; le SARON/OIS de premier rang a revalorisé plusieurs meetings dans la même direction.
Pourquoi le marché a bougé
- Surprise sur la trajectoire, et pas seulement sur la décision.
- Les ajustements des prévisions d’inflation impliquaient une tolérance à un CHF plus fort afin de contenir l’inflation importée.
- La posture relative vis-à-vis de la BCE/Fed a amplifié le mouvement de l’EUR/CHF.
Leçons pour les traders
- Appuyez-vous sur le principe « Path > Print » : la revalorisation des prochains meetings pilote l’impulsion.
- Confirmez le FX avec le SARON de premier rang et l’OIS 2 à 3 ans — s’ils évoluent ensemble, privilégiez la poursuite du mouvement.
- Gardez du risque pour la séance de questions-réponses ; les nuances des indications prospectives peuvent prolonger ou inverser la première jambe.
Comment utiliser ces exemples dans des trades réels
- Élaborez un plan pré-événement qui envisage soit une annonce de changement de régime (rare mais explosive), soit une surprise de trajectoire (courante et exploitable).
- Préférez une seule paire cœur (USD/CHF ou EUR/CHF) à la fois ; n’ajoutez des croisements que plus tard, uniquement si les spreads se normalisent.
- Tenez-vous-en aux modèles du Playbook : cassure sur surprise de trajectoire, fade de la réaction réflexe, retournement pendant la séance de questions-réponses.
Playbook : trader les décisions de la BNS avec AvaTrade
Chronologie et préparation (quoi faire, et quand)
T–24 h à T–2 h
- Définissez votre biais : les marchés intègrent-ils une trajectoire hawkish ou dovish ?
- Notez les niveaux où l’USD/CHF et l’EUR/CHF ont récemment calé.
- Définissez des alertes de prix sur les plus hauts/bas de la veille ainsi que sur les zones d’offre et de demande évidentes.
- Choisissez votre type de trade (cassure vs retour à la moyenne) et engagez-vous à l’avance sur la taille de position et la perte journalière maximale.
T–60 min
- Chargez deux modèles OCO (un de cassure, un de fade) avec une taille plus petite que d’habitude.
- Réduisez la watchlist à : USD/CHF, EUR/CHF, 1 à 3 croisements en CHF que vous tradez réellement (par ex. AUD/CHF, CAD/CHF).
- Si vous anticipez des whipsaws, envisagez AvaProtect uniquement sur la première tentative.
T–5 min à T+5 min (communiqué publié à 09 h 30 CET)
- Ne poursuivez pas manuellement le mouvement pendant les 30 à 90 premières secondes. Laissez les ordres travailler ; les spreads peuvent s’élargir.
- Confirmez la direction avec la bougie de la deuxième minute et le momentum à travers le premier repli.
T+5 min à T+45 min (questions-réponses de la conférence de presse)
- Conservez le budget de risque pour la séance de questions-réponses. Un changement de ton dans les indications prospectives peut inverser le premier mouvement.
- Si vous êtes à plat, rechargez le modèle de cassure uniquement si le momentum reste aligné et que le précédent swing tient.
T+45 min jusqu’à la clôture
- Si la journée s’inscrit dans une tendance, conservez un reliquat de position réduit avec un stop suiveur.
- Si la journée évolue en range, prenez vos profits sur les niveaux préalablement marqués ; évitez la fatigue du « juste un trade de plus ».
Configurations (déclencheurs clairs, sorties claires)
A) Cassure sur surprise de trajectoire (principale)
Quand : lorsque les taux de court terme et le premier repli confirment tous deux la direction.
Déclencheur : cassure du plus haut/bas de l’événement sur le premier vrai repli (et non sur le premier spike).
Modèle (OCO) :
- Ordre stop d’entrée : au-dessus/en dessous du plus haut/bas de l’événement.
- Stop-loss : au-delà de la mèche opposée de la bougie de l’événement (ou d’un multiple ATR fixe).
- Take-profit 1 : équivalent à l’amplitude de la bougie de l’événement.
- Take-profit 2 (reliquat) : stop suiveur sous/au-dessus des plus bas/hauts de swing.
Sizing : 0,5× le risque normal par tentative ; au maximum deux tentatives avant la séance de questions-réponses.
AvaProtect : optionnel sur la première tentative si l’amplitude est inhabituellement large.
B) Fade de la réaction réflexe (secondaire)
Quand : lorsque le court terme repart en sens inverse et que l’OIS 2 à 3 ans reste stable (c’est-à-dire aucun changement de trajectoire), et que le prix réintègre la fourchette pré-événement.
Déclencheur : fausse cassure (récupération de mèche) de retour dans la fourchette, plus divergence de momentum sur votre unité de temps préférée.
Modèle (OCO) :
- Ordre limite d’entrée : à l’intérieur de la fourchette après la récupération de mèche.
- Stop-loss : au-delà de l’extrême de la mèche.
- Take-profit : milieu de fourchette d’abord ; bord opposé si la volatilité se compresse.
Sizing : 0,3–0,4× le risque normal ; uniquement si les spreads se normalisent.
C) Retournement pendant la séance de questions-réponses (twist événementiel)
Quand : lorsque le communiqué est neutre, mais que la séance de questions-réponses apporte une coloration hawkish/dovish ; le FX s’inverse avec du volume.
Déclencheur : cassure du niveau de swing de la séance de questions-réponses dans la nouvelle direction.
Modèle (OCO) :
- Ordre stop d’entrée : à travers le swing de la séance de questions-réponses.
- Stop-loss : sous/au-dessus de la base de la séance de questions-réponses.
- Take-profit : extrême précédent de l’événement ; puis stop suiveur.
Sizing : 0,4–0,5× le risque normal ; une seule tentative.
D) Poursuite de session (tendance tardive)
Quand : lorsque l’on approche de la clôture de Londres avec des creux ascendants / sommets descendants toujours intacts ; les replis restent faibles.
Déclencheur : cassure de structure après une consolidation serrée.
Modèle (OCO) :
- Ordre stop d’entrée : à travers la limite de la consolidation.
- Stop-loss : de l’autre côté de la boîte.
- Take-profit : mouvement mesuré = hauteur de la boîte ; laissez un reliquat si la tendance H4 est alignée.
Sizing : 0,3× ; visez des exécutions propres avec peu de friction.
Contrôles de risque (qui servent réellement)
- Limite de perte journalière : arrêtez-vous pour la journée à –1R à –1,5R lors des séances événementielles.
- Tentatives : maximum deux avant la séance de questions-réponses ; une après.
- Plan de slippage : utilisez uniquement des OCO ; évitez les ordres au marché dans la première minute.
- Corrélation : privilégiez l’USD/CHF ou l’EUR/CHF, mais pas les deux en taille pleine.
- Couverture par la taille : réduisez l’exposition plutôt que d’ajouter des trades « d’assurance » sur d’autres paires.
Que trader sur AvaTrade
- Paires cœur : USD/CHF, EUR/CHF.
- Croisements sélectifs : AUD/CHF, CAD/CHF, GBP/CHF (bêta plus élevé, utilisez une taille plus réduite).
Exercez-vous d’abord sur ces modèles dans un compte démo ; lorsque l’exécution devient naturelle, passez à un compte réel.
FAQ
Qu’est-ce qui fait exactement bouger le CHF un jour de décision de la BNS : la variation de taux ou les mots ?
Principalement la trajectoire implicite contenue dans le communiqué, les prévisions et la séance de questions-réponses. Un « maintien » accompagné d’indications prospectives hawkish peut faire bouger le CHF davantage qu’une légère hausse de taux assortie d’un ton dovish. Confirmez toujours le mouvement avec la revalorisation du SARON/OIS ainsi qu’avec l’évolution des paires USD/CHF et EUR/CHF.
Quelles sont les meilleures paires à trader autour des décisions de la BNS ?
Commencez par l’USD/CHF et l’EUR/CHF. N’ajoutez des croisements plus sélectifs comme AUD/CHF, CAD/CHF ou GBP/CHF que lorsque la liquidité se normalise, car ils présentent davantage de bêta et un risque de whipsaw plus élevé.
Comment gérer le slippage et l’élargissement des spreads au moment de la publication ?
Utilisez des ordres OCO plutôt que des ordres au marché durant la première minute, réduisez la taille des positions par rapport à vos niveaux habituels et placez les stops au-delà de la mèche liée à l’événement ou d’un multiple ATR raisonnable. Limitez également le nombre de tentatives — par exemple deux avant la conférence de presse et une après.
Quel est le timing et le format habituels de l’annonce ?
La BNS publie son appréciation trimestrielle de politique monétaire à 09 h 30 CET, accompagnée d’un communiqué, suivie d’une conférence de presse. Les marchés enregistrent souvent un second mouvement significatif pendant la séance de questions-réponses lorsque les indications prospectives évoluent.
Comment savoir si le spike initial va tenir ou s’estomper ?
Effectuez des vérifications croisées : si le SARON court terme évolue de 5 à 10 points de base dans une direction et que l’OIS 2 à 3 ans suit le mouvement, la probabilité de poursuite augmente. Si les taux courts repartent rapidement en sens inverse et que la partie intermédiaire de la courbe reste stable, un fade du mouvement réflexe initial peut devenir plus pertinent.
Comment le risque d’intervention sur le FX se reflète-t-il dans les prix ?
Un ton plus ferme de la BNS concernant les « conditions monétaires » peut ajouter une prime de vigueur au franc suisse, même sans modification de taux, accélérant les baisses de l’USD/CHF et de l’EUR/CHF. Dans ce contexte, attendez-vous à des mouvements plus rapides et à moins de replis exploitables.